passion

Faut-il suivre ses passions pour s'épanouir professionnellement?

Contrairement au dogme bien répandu, suivre ses passions n'est pas un gage de succès et d'épanouissement professionnel. Oh, j'ai sûrement dû donner ce mauvais conseil une fois ou l'autre, et je m'en repens. Mais j'ai toujours aussi insisté sur le fait qu'il doit y avoir un marché pour ce qu'on fait. Dans cette vidéo de 30 minutes, Cal Newport explique d'où vient cette idée reçue que suivre ses passions pour définir sa carrière est une bonne idée -- point culminant, le fameux speech de 2005 à Stanford de Steve Jobs. Prenant pour exemple Steve Jobs, justement, qui n'a pas fait pour sa carrière ce qu'il recommande dans ce speech (sinon il aurait sans doute fini instructeur dans un centre de méditation!), Cal propose une autre voie: devenir suffisamment bon à quelque chose qui a de la valeur pour autrui qu'on peut utiliser ces compétences comme levier pour se construire une vie qui tienne compte de ce qui est important pour nous.

Alors certes, il faut avoir de l'intérêt pour cette chose (assez pour persévérer dans sa maîtrise), mais ça n'a pas besoin d'être une passion. Et il peut y avoir plus d'une option viable pour chacun. En fin de compte, ce n'est pas tant la tâche exacte que l'on fera pour gagner sa croûte qui importe, mais ce qu'elle nous permet d'injecter dans notre vie. Et ce qui n'empêche pas, bien au contraire, d'aimer ce qu'on fait.

Cal l'explique bien mieux que moi, regardez cette vidéo (pendant le petit-déjeûner demain si maintenant n'est pas un bon moment.)

http://vimeo.com/48041227

Pour en savoir plus sur la recherche de Cal, lisez son livre "So Good They Can't Ignore You".