Mieux définir vos objectifs: workshop jeudi prochain

Jeudi prochain (le 16 juin, donc, à 18h) a lieu à l’eclau un workshop intitulé « mieux définir ses objectifs: la clé de la réussite ». J’en ai entendu beaucoup de bien et je me réjouis d’y participer.

Jean-Christophe vient spécialement d’Annemasse pour donner ce workshop. Aidez-moi à le faire connaître en diffusant l’info autour de vous:

Et je vous encourage bien entendu à participer au workshop!

Comme tous les workshops du coworking, il est ouvert à tous (y compris, donc, les personnes extérieures au coworking). 60 CHF pour ce workshop de 2h, et tarif spécial de 40 CHF pour les membres d’espaces coworking de la région.

(Si vous êtes sur Genève, le workshop a lieu là-bas demain!)

Je me réjouis de vous voir à ce workshop si vous y venez, et dans le cas contraire, merci d’avance de m’aider à diffuser l’information autour de vous:-) — j’apprécie beaucoup.

Les Workshops du Coworking Romand démarrent

Je l’ai mentionné à la sauvette dans mon dernier article: ça fait quelques mois que je planche à mettre en place des workshops itinérants dans les espaces coworking suisse-romands, avec le soutien des autres gestionnaires d’espaces coworking de la région.

Newsletter

Le premier workshop est annoncé, et c’est moi qui vais essuyer les plâtres de ma propre organisation (c’est bien comme ça)😉, avec un workshop sur les newsletters: « faire des mailings respectueux et efficaces« . Voici le menu:

  • pourquoi mettre 50 personnes en copie (cachée ou non) dans un mail… ça va pas😉
  • comprendre le double opt-in (et la loi suisse)
  • qu’est-ce que je fais avec ma collection d’adresses, du coup?
  • aweber, mailchimp, tinyletter, revue… que choisir?
  • créer un compte et se lancer

Si vous envoyez vos newsletters en mettant tous les destinataires en copie dans un e-mail, ce workshop est donc pour vous! Il s’adresse à des personnes relativement débutantes en matière de technologie newsletter (si vous barbotez joyeusement dans MailChimp au quotidien, on ne vous chasse pas, mais vous risquez de vous ennuyer un peu).

Le workshop dure deux heures environ (on fera un peu de pratique donc prenez votre ordi) et coûte 40 CHF pour les membres de l’eclau (et des autres espaces coworking), 60 CHF pour les personnes externes au coworking.

Il aura lieu à Lausanne à l’espace coworking Work’n’Share à Ouchy, le 25 avril à 9h. L’inscription est obligatoire et les places sont limitées, ne tardez pas!

Ce workshop aura également lieu à Martigny (Espace Simplon 8 le 21 avril à 18h) et à Genève (Soft Space le 22 avril à 16h). Faites donc passer l’info à vos connaissances et contacts dans ces régions!

De l’architecture et de ce qu’on fait dans nos espaces

Depuis des années, je présente l’eclau comme un espace où l’on travaille bien. Dès le départ, ça a toujours été plus un lieu pour les indépendants établis qui ont du travail à abattre que pour les entrepreneurs qui ont besoin de réseau et de ressources. Certes, ce n’est pas une ligne rigide (on a des startups, et on réseaute quand même, hein), mais cela donne quand même une certaine « couleur » à l’espace.

water cooler eclau

Et l’autre jour, je tombe sur un article de James Clear qui parle de l’influence qu’a l’environnement sur nos pensées et actes — et en particulier l’architecture.

En bref:

  • pièces grandes, hauts plafonds, lumière naturelle, air extérieur: encourage la pensée créative
  • pièces plus petites, plafonds bas: focus et concentration, productivité

Tiens, tiens!

PS qui n’a rien à voir: l’eclau s’associe avec d’autres espaces romands pour lancer les workshops du coworking. On a besoin de votre avis pour le choix du premier sujet!

 

Comment se lancer?

Discussion il y a quelques temps avec une visiteuse à l’eclau. Elle a envie de se mettre à son compte, est encore employée, prépare gentiment le terrain. Notre sympathique discussion m’a donné envie de mettre par écrit quelque conseils.

Tout d’abord, suivant le domaine dans lequel on se lance, et suivant la maturité de son projet d’indépendance professionnelle, il peut valoir la peine de réfléchir un peu à son positionnement. Qu’est-ce qu’on va offrir exactement? En quoi va-t-on se différencier de tous les autres qui offrent des services similaires ou voisins?

Pour s’aider à ça, si on patauge un peu, ça vaut la peine de se plonger un peu dans Business Model You (basé sur le célèbre Business Model Generation). Une méthode qui vous prend par la main pour réfléchir à vos services, votre clientèle, comment vous allez communiquer, et comment transformer tout ça en revenu.

La deuxième question qui se pose toujours c’est « mais comment trouver des clients? » Là, les conseils que j’ai à donner suivent comment j’ai fait les choses: faire en sorte que les gens puissent me trouver. Réseauter, bien sûr, mais surtout, se rendre visible en ligne: écrire un blog.

Dans ce blog, on va parler de notre domaine d’expertise, avec une approche « j’explique à mes amis ou connaissances autour d’un bon repas ». Détendu, pas « bullshit » ni « marketing ». Just raconter simplement. Pas besoin de faire un article par jour — si on démarre déjà avec un par semaine, au bout de six mois on aura un corpus d’une trentaine d’articles qui

  1. permettront à un éventuel futur client de découvrir votre existence (merci Google, merci les partages sur Facebook);
  2. permettront à un client intéressé de constater l’existence de votre expertise (ça remplace un peu la recommandation de bouche à oreille).

Ce qui est important, avec le blog, c’est de ne pas essayer de « vendre » ou « se promouvoir ». Il faut rester branché partage, être utile, parler de ce qui nous intéresse. Ecrivez des choses qui sont déjà à peu de choses près dans votre tête — n’allez pas faire des grandes recherches pour faire un article. C’est ce que vous savez qu’il s’agit de documenter, pas ce que vous êtes capable de trouver à coups de Google ou Wikipedia.

Posez-vous la question: « qu’est-ce qui serait utile aux gens qui pourraient un jour devenir mes clients? » Votre blog, c’est l’endroit où vous donnez gratuitement, et pas forcément (probablement pas, en fait) les choses que vous vendez. Si vous dépannez quelqu’un grâce à vos écrits, et qu’un jour il a besoin de services que vous offrez, il est bien possible qu’il vienne frapper à votre porte…

Ça vous inspire? Créez un compte chez wordpress.com et en quelques minutes, c’est parti!

Rentabiliser l’espace… ou pas

Depuis quelques mois, les gérants d’espaces coworking de Suisse Romande font connaissance et se rencontrent régulièrement. Ça nous permet de mieux nous connaître, de discuter avec des pairs de nos problématiques de gestion (quand on en a!), de conseiller ceux qui démarrent, etc.

En Suisse Allemande, ça bouge aussi (malheureusement, et pas faute de vouloir faire autrement, un peu de l’autre côté de la barrière des roesti, mais on y travaille), avec la création de Coworking Switzerland.

Je me rends compte avec ces discussions que les préoccupations des gestionnaires d’espace qui font ça « à côté » (comme moi) ou bien « comme job », diffèrent parfois. Par exemple, un point qui est souvent à l’ordre du jour pour beaucoup de gestionnaires (pas juste romands, c’est quelque chose dont on parlait déjà beaucoup à Coworking Europe à Paris), c’est la rentabilisation de l’espace.

Des initiatives comme PopUpOffice ou Copass fleurissent. Ce sont de bonnes initiatives, mais quand je les regarde froidement en me demandant en quoi elles serviraient l’espace que je gère, je ne vois pas. L’eclau est un petit espace, qui ne cherche pas à être profitable, juste à rentrer dans ses frais, et où on ne veut surtout pas « remplir les sièges vides » avec des personnes qui ne sont pas membres (réguliers ou occasionnels).

Ça ne veut pas dire qu’on est fermés aux visiteurs. On a régulièrement des gens de passage qui viennent quelques jours, ou pas plus tard que l’autre semaine, une personne qui est venue travailler à l’eclau 3 jours en attendant que le wifi soit installé chez elle. L’eclau a d’ailleurs dès le début été inscrit au Coworking Visa, accord léger qui vise à faciliter la mobilité des coworkers entre les espaces.

Le coworking prend des formes extrêmement variées. Et je pense que dans une typologie des espaces ou des gestionnaires, la question « est-ce ton job principal ou une activité accessoire » est déterminante.

Fluctuations

Je me souviens de la première fois que j’ai vraiment porté mon attention sur cette idée: ma soeur, qui gère depuis de nombreuses années un centre de loisirs pour enfants et adolescents, m’expliquait que la fluctuation de fréquentation du lieu était un phénomène connu des sciences sociales. Il y a des « générations » de jeunes qui occupent l’espace, des équipes soudées, actives et impliquées, qui en quelque sorte ne « laissent pas la place » à la relève. Pas exprès, bien sûr. Mais souvent il faut attendre que les « anciens » s’en aillent pour que le centre se remplisse à nouveau.

A l’occasion d’un de mes séminaires de philosophie à l’uni, j’ai compris aussi que la vie était un permanent déséquilibre. Les reactions chimiques mêmes qui font vivre un organisme sont des réactions oscillantes, qui n’atteignent en fait jamais (ou très lentement) leur point d’équilibre.

Ça se voit à l’échelle macro de la vie, de nos vies: il y a des périodes ou tout s’accumule, puis où tout est calme. En tant qu’indépendant, on connaît bien le cycle famine/abondance.

Et à l’eclau, je le vois aussi. En ce moment, l’espace coworking lausannois accueille toute une équipe de coworkers qui fréquentent très régulièrement les lieux. Le taux d’occupation est élevé. C’est très sympa! Cet été, c’était le désert. Ça fluctue.

Je me souviens aussi, il y a quelques années, d’un eclau essentiellement féminin. Maintenant, il y a nettement plus d’hommes que de femmes. Fluctuation également!

Je crois qu’on finit par être en paix avec sa vie et ses projets si on accepte que leur équilibre sera toujours instable. La vie, c’est le mouvement.

Liste de choses faites, ou à faire?

La « to-do list », ou liste de choses à faire, est problématique. Elle est source de culpabilité, parce qu’elle contient souvent un mélange de tâches atomiques faisables immédiatement (les « next actions » de la méthode Getting Things Done) et d’objectifs voire de projets plus ou moins nébuleux.

On y trouve des choses comme « compta » (alors que c’est deux jours de travail) ou « migration serveur » (alors que je n’ai pas la moindre idée par où commencer). Mieux: « classer tickets par mois » ou « trouver codes d’accès nouveau serveur ».

Bref.

Un autre problème des listes de choses à faire c’est qu’elles sont incomplètes. A moins d’avoir un système extrêmement rigoureux, une bonne partie des choses que l’on fait dans sa journée n’est pas sur la liste des tâches. On voit du coup l’intérêt de tenir un « journal » des choses faites, qui nous permet d’avoir un regard plus réaliste sur notre productivité et ce qu’on accomplit.

Et de culpabiliser moins!