Archives de l’auteur : Stephanie Booth

A propos Stephanie Booth

Blogging since 2000, and still at it. Sailing, skiing, judo-ing. Geek with social skills. Freelance consultant, speaker, trainer, thinker. Social media without the hype.

Salut Erica!

Depuis la mort de Tounsi, l’eclau n’avait plus vraiment de chat, Quintus ne s’y plaisant que peu vu sa cécité et son grand âge.

Je ne cherchais pas activement un chat, j’avoue. Cela fait à peine quatre mois que j’ai perdu Tounsi. Mais parfois, il y a des concours de circonstances et des chats qui tombent du ciel.

Je vous présente Erica, que j’avais repérée errant dans un quartier voisin il y a deux ans. Je vous passe la longue histoire, mais après des années dehors à manger à toutes les gamelles, elle va devenir le chat de l’eclau.

Elle est très sociable, très câline. Elle a l’habitude de sortir, mais il faudra qu’elle reste enfermée au moins trois semaines ou un mois avant de mettre la patte dehors – surtout que son ancien domicile n’est pas si loin d’ici. Pour le moment, elle semble apprécier les croquettes, les caresses, et le coussin bleu du canapé en cuir.

J’en ai profité pour remettre à jour la page « chats » du site.

« J’ai un produit/service pour vous! »

Depuis une année environ, peut-être dix-huit mois, je suis régulièrement contactée par des entrepreneurs, voire des commerciaux, en tant que gestionnaire de l’eclau. Mails, appels téléphoniques, et maintenant carrément des gens qui débarquent sans crier gare directement sur place, et qui me téléphonent depuis l’entrée de l’immeuble.

Entrée d'immeuble

Ceux-ci désirent généralement faire connaître leurs services ou produits auprès des membres de l’eclau. Il arrive aussi qu’ils proposent des services (listings, pub, systèmes de réservation) dont le public-cible est les espaces coworking eux-mêmes.

Je suis indépendante. Je comprends le besoin de trouver des clients. Mais ce type de « vente non sollicitée », c’est contre-productif. Et énervant.

En fait, tout revient à une question de respect. Respect de mon temps, de celui des membres de l’espace que je gère. Respect du fait que personne n’aime qu’on lui vende quelque chose.

Respect du contexte, aussi: l’eclau est une communauté de personnes qui ont chacun leur business, et qui fréquentent un lieu pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Pas pour qu’on vienne les pitcher.

En toile de fond, « push vs. pull »: mettre son prospectus entre le plus de mains possibles en espérant que ça prenne, ou au contraire, faire en sorte d’attirer les gens intéressés à soi.

Quand on me contacte, il est neuf fois sur dix très clair que la personne qui le fait (un homme généralement, en passant) n’a pas « fait ses devoirs »: le produit ou service proposé ne correspond ni à un besoin de l’eclau en tant qu’espace coworking, ni au profil des membres de l’eclau.

Le message: « mon temps est plus important que le vôtre« .

Que l’on se retrouve parfois à approcher des gens pour leur proposer nos services, soit. Mais il y a la manière de faire. C’est d’ailleurs là qu’on retrouve l’importance du réseau et du relationnel qui est au coeur de mon métier.

Alors, quelles seraient mes recommandations?

  • Faites vos devoirs. Cherchez des infos en ligne, prenez au moins la peine de lire le site web de la personne que vous allez contacter. Renseignez-vous.
  • Cherchez un intermédiaire. Connaissez-vous quelqu’un qui connaît…? Si l’intermédiaire n’est pas prêt à faire une intro, il y a de bonnes chances que votre offre ne soit pas bien reçue. C’est pour ça que « passer par quelqu’un » est efficace: le réseau sert aussi de filtre.
  • Soyez à l’écoute. C’est basique, mais systématiquement balayé quand on cherche à « vendre ». Posez des questions. Essayez de comprendre l’autre. Ecoutez ce qu’il dit. Cherchez honnêtement à voir si ce que vous proposez est intéressant pour l’autre.
  • Acceptez le « non ». Il n’y a rien de plus énervant que quelqu’un qui essaie à tout prix de vous convaincre que quelque chose qui ne vous intéresse pas est bon pour vous, ou qui essaie de vous extorquer un service ou une faveur. Sachez gracieusement accepter que l’autre n’est pas intéressé.

Plus que de simples instructions opératoires, ces recommandations font appel à un état intérieur: avoir fondamentalement à coeur l’intérêt de l’autre, et non juste le sien. Se soucier de la relation, et non juste d’enfoncer des portes.

Big Apéro pour fêter les huit ans de l’eclau le 03.11.2016

Il y a huit ans, j’étais en plein rush pour trouver les premiers membres de l’eclau qui allaient me permettre de signer le bail. Le 3 novembre 2008, je reçois les clés et l’eclau ouvre officiellement ses portes. On commence par faire un gros trou dans le mur pour fêter ça, et un peu plus d’un mois plus tard, un apéro qui sera le premier d’une longue série.

Voici donc les infos pratiques pour l’apéro des 8 ans de l’eclau.

  • jeudi 3 novembre dès 18h (on commencera gentiment à terminer vers 21h)
  • apéro dînatoire, vous n’en sortirez pas le ventre vide!
  • si vous voulez amener quelque chose pour contribuer à l’apéro (boire ou manger) c’est volontiers, mais pas obligatoire
  • inscrivez-vous sur Facebook (ou dans les commentaires/e-mail/SMS si vous n’avez pas Facebook)
  • les amis de nos amis sont nos amis: invitez-les, c’est sympa de rencontrer des nouvelles personnes aussi

Apéro à l'eclau

On se réjouit de vous voir le 3 novembre!

Mieux définir vos objectifs: workshop jeudi prochain

Jeudi prochain (le 16 juin, donc, à 18h) a lieu à l’eclau un workshop intitulé « mieux définir ses objectifs: la clé de la réussite ». J’en ai entendu beaucoup de bien et je me réjouis d’y participer.

Jean-Christophe vient spécialement d’Annemasse pour donner ce workshop. Aidez-moi à le faire connaître en diffusant l’info autour de vous:

Et je vous encourage bien entendu à participer au workshop!

Comme tous les workshops du coworking, il est ouvert à tous (y compris, donc, les personnes extérieures au coworking). 60 CHF pour ce workshop de 2h, et tarif spécial de 40 CHF pour les membres d’espaces coworking de la région.

(Si vous êtes sur Genève, le workshop a lieu là-bas demain!)

Je me réjouis de vous voir à ce workshop si vous y venez, et dans le cas contraire, merci d’avance de m’aider à diffuser l’information autour de vous 🙂 — j’apprécie beaucoup.

Les Workshops du Coworking Romand démarrent

Je l’ai mentionné à la sauvette dans mon dernier article: ça fait quelques mois que je planche à mettre en place des workshops itinérants dans les espaces coworking suisse-romands, avec le soutien des autres gestionnaires d’espaces coworking de la région.

Newsletter

Le premier workshop est annoncé, et c’est moi qui vais essuyer les plâtres de ma propre organisation (c’est bien comme ça) ;-), avec un workshop sur les newsletters: « faire des mailings respectueux et efficaces« . Voici le menu:

  • pourquoi mettre 50 personnes en copie (cachée ou non) dans un mail… ça va pas😉
  • comprendre le double opt-in (et la loi suisse)
  • qu’est-ce que je fais avec ma collection d’adresses, du coup?
  • aweber, mailchimp, tinyletter, revue… que choisir?
  • créer un compte et se lancer

Si vous envoyez vos newsletters en mettant tous les destinataires en copie dans un e-mail, ce workshop est donc pour vous! Il s’adresse à des personnes relativement débutantes en matière de technologie newsletter (si vous barbotez joyeusement dans MailChimp au quotidien, on ne vous chasse pas, mais vous risquez de vous ennuyer un peu).

Le workshop dure deux heures environ (on fera un peu de pratique donc prenez votre ordi) et coûte 40 CHF pour les membres de l’eclau (et des autres espaces coworking), 60 CHF pour les personnes externes au coworking.

Il aura lieu à Lausanne à l’espace coworking Work’n’Share à Ouchy, le 25 avril à 9h. L’inscription est obligatoire et les places sont limitées, ne tardez pas!

Ce workshop aura également lieu à Martigny (Espace Simplon 8 le 21 avril à 18h) et à Genève (Soft Space le 22 avril à 16h). Faites donc passer l’info à vos connaissances et contacts dans ces régions!

De l’architecture et de ce qu’on fait dans nos espaces

Depuis des années, je présente l’eclau comme un espace où l’on travaille bien. Dès le départ, ça a toujours été plus un lieu pour les indépendants établis qui ont du travail à abattre que pour les entrepreneurs qui ont besoin de réseau et de ressources. Certes, ce n’est pas une ligne rigide (on a des startups, et on réseaute quand même, hein), mais cela donne quand même une certaine « couleur » à l’espace.

water cooler eclau

Et l’autre jour, je tombe sur un article de James Clear qui parle de l’influence qu’a l’environnement sur nos pensées et actes — et en particulier l’architecture.

En bref:

  • pièces grandes, hauts plafonds, lumière naturelle, air extérieur: encourage la pensée créative
  • pièces plus petites, plafonds bas: focus et concentration, productivité

Tiens, tiens!

PS qui n’a rien à voir: l’eclau s’associe avec d’autres espaces romands pour lancer les workshops du coworking. On a besoin de votre avis pour le choix du premier sujet!

 

Comment se lancer?

Discussion il y a quelques temps avec une visiteuse à l’eclau. Elle a envie de se mettre à son compte, est encore employée, prépare gentiment le terrain. Notre sympathique discussion m’a donné envie de mettre par écrit quelque conseils.

Tout d’abord, suivant le domaine dans lequel on se lance, et suivant la maturité de son projet d’indépendance professionnelle, il peut valoir la peine de réfléchir un peu à son positionnement. Qu’est-ce qu’on va offrir exactement? En quoi va-t-on se différencier de tous les autres qui offrent des services similaires ou voisins?

Pour s’aider à ça, si on patauge un peu, ça vaut la peine de se plonger un peu dans Business Model You (basé sur le célèbre Business Model Generation). Une méthode qui vous prend par la main pour réfléchir à vos services, votre clientèle, comment vous allez communiquer, et comment transformer tout ça en revenu.

La deuxième question qui se pose toujours c’est « mais comment trouver des clients? » Là, les conseils que j’ai à donner suivent comment j’ai fait les choses: faire en sorte que les gens puissent me trouver. Réseauter, bien sûr, mais surtout, se rendre visible en ligne: écrire un blog.

Dans ce blog, on va parler de notre domaine d’expertise, avec une approche « j’explique à mes amis ou connaissances autour d’un bon repas ». Détendu, pas « bullshit » ni « marketing ». Just raconter simplement. Pas besoin de faire un article par jour — si on démarre déjà avec un par semaine, au bout de six mois on aura un corpus d’une trentaine d’articles qui

  1. permettront à un éventuel futur client de découvrir votre existence (merci Google, merci les partages sur Facebook);
  2. permettront à un client intéressé de constater l’existence de votre expertise (ça remplace un peu la recommandation de bouche à oreille).

Ce qui est important, avec le blog, c’est de ne pas essayer de « vendre » ou « se promouvoir ». Il faut rester branché partage, être utile, parler de ce qui nous intéresse. Ecrivez des choses qui sont déjà à peu de choses près dans votre tête — n’allez pas faire des grandes recherches pour faire un article. C’est ce que vous savez qu’il s’agit de documenter, pas ce que vous êtes capable de trouver à coups de Google ou Wikipedia.

Posez-vous la question: « qu’est-ce qui serait utile aux gens qui pourraient un jour devenir mes clients? » Votre blog, c’est l’endroit où vous donnez gratuitement, et pas forcément (probablement pas, en fait) les choses que vous vendez. Si vous dépannez quelqu’un grâce à vos écrits, et qu’un jour il a besoin de services que vous offrez, il est bien possible qu’il vienne frapper à votre porte…

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