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Liste de choses faites, ou à faire?

La « to-do list », ou liste de choses à faire, est problématique. Elle est source de culpabilité, parce qu’elle contient souvent un mélange de tâches atomiques faisables immédiatement (les « next actions » de la méthode Getting Things Done) et d’objectifs voire de projets plus ou moins nébuleux.

On y trouve des choses comme « compta » (alors que c’est deux jours de travail) ou « migration serveur » (alors que je n’ai pas la moindre idée par où commencer). Mieux: « classer tickets par mois » ou « trouver codes d’accès nouveau serveur ».

Bref.

Un autre problème des listes de choses à faire c’est qu’elles sont incomplètes. A moins d’avoir un système extrêmement rigoureux, une bonne partie des choses que l’on fait dans sa journée n’est pas sur la liste des tâches. On voit du coup l’intérêt de tenir un « journal » des choses faites, qui nous permet d’avoir un regard plus réaliste sur notre productivité et ce qu’on accomplit.

Et de culpabiliser moins!

« Gamification »

On parle pas mal en anglais de « gamification », surtout dans le domaine des services web. Un exemple vaut mieux que mille explications: Foursquare. C’est un réseau social, un outil de géolocalisation, mais c’est aussi presque un jeu, avec des badges à décrocher, des records à battre, etc.

C’est un outil sur lequel on a rajouté une couche ludique.

Demain, je vais « gamifier » ma journée de travail. En effet, j’ai quelques grosses tâches importantes et assez complexes qui me pèsent sur la conscience, que — surprise! — j’ai tendance à repousser de jour en jour.

Je vais donc utiliser la méthode Pomodoro, et découper mon temps en tranche de 30 (enfin, 25) minutes. Mais au lieu de planifier toutes mes « tomates » à l’avance, je vais mettre des petits billets dans une boîte et tirer au sort chaque fois la tâche suivante.

Comme j’ai en fait trop à faire pour la journée, et qu’une des choses qui me paralyse c’est de mettre des priorités, je règle ainsi un partie du problème — et en plus c’est amusant! Du coup je suis plutôt motivée à l’idée de travailler alors que ces temps j’ai plutôt tendance à me traîner, voire à être paralysée et à ne pas avancer du tout.

Si vous avez vos propres « trucs » pour mettre un peu de jeu dans votre quotidien professionnel, racontez-nous ça dans les commentaires!

Tâches rétrospectives

Il y a des périodes où notre liste de choses à faire ne rétrécit pas. On n’avance pas. On fait des tas de choses, mais on ne fait rien.

Histoire de focaliser sur le « tas de choses » et non pas sur le « rien », il vaut la peine de rajouter à sa liste de tâches (là où l’on coche, biffe, stabilobosse…) les choses imprévues qu’on prend en cours de route. Ou que l’on ne jugeait pas dignes de figurer sur sa liste de tâches.

Du coup, de ma journée où je n’ai « quasi rien fait » (de ma liste de tâches…), je me retrouve en fait avec une liste longue comme le bras de choses que j’ai faites.

Après, reste à comprendre pourquoi il y a une telle déconnexion entre la liste de tâches et les activités réelles. Mais c’est une autre histoire