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"Gamification"

On parle pas mal en anglais de "gamification", surtout dans le domaine des services web. Un exemple vaut mieux que mille explications: Foursquare. C’est un réseau social, un outil de géolocalisation, mais c’est aussi presque un jeu, avec des badges à décrocher, des records à battre, etc.

C’est un outil sur lequel on a rajouté une couche ludique.

Demain, je vais "gamifier" ma journée de travail. En effet, j’ai quelques grosses tâches importantes et assez complexes qui me pèsent sur la conscience, que — surprise! — j’ai tendance à repousser de jour en jour.

Je vais donc utiliser la méthode Pomodoro, et découper mon temps en tranche de 30 (enfin, 25) minutes. Mais au lieu de planifier toutes mes "tomates" à l’avance, je vais mettre des petits billets dans une boîte et tirer au sort chaque fois la tâche suivante.

Comme j’ai en fait trop à faire pour la journée, et qu’une des choses qui me paralyse c’est de mettre des priorités, je règle ainsi un partie du problème — et en plus c’est amusant! Du coup je suis plutôt motivée à l’idée de travailler alors que ces temps j’ai plutôt tendance à me traîner, voire à être paralysée et à ne pas avancer du tout.

Si vous avez vos propres "trucs" pour mettre un peu de jeu dans votre quotidien professionnel, racontez-nous ça dans les commentaires!

Il n’y a pas de bonne méthode: il faut varier!

J’ai compris récemment que mon espoir de trouver "la bonne méthode" pour organiser mon temps et mes activités était vain. Il ne faut pas une bonne méthode, mais une palette de méthodes dans sa boîte à outils, et la capacité de choisir le bon outil pour la situation présente.

En fonction de la quantité de travail à faire, de son état de stress, de fatigue, de la nature des tâches, et tout simplement parfois de l’âge du capitaine, telle ou telle méthode marchera mieux qu’une autre.

La première fois que j’ai eu l’intuition que si j’alignais les méthodes d’organisation et de productivité les unes derrière les autres, ce n’était peut-être pas parce que je n’avais pas trouvé "la bonne", mais parce que j’avais besoin de changer, c’était en 2009, lors d’une promenade en montagne. (Oui, il faut prendre du temps pour se ressourcer. Oui oui.) J’avais le pressentiment que certaines méthodes marchaient mieux pour moi suivant mon degré de stress.

Mais ça va plus loin: on s’habitue, on se lasse, tout simplement, et à faire trop de la même chose, cela perd de son efficacité. Quand on découvre une nouvelle méthode, l’excitation d’avoir "trouvé la solution" contribue à la rendre efficace. Puis, l’effet magique s’atténue. Ce phénomène a un nom: l’habituation.

Je l’ai découvert en lisant "The How of Happiness" (oui, encore lui!) — en l’occurrence, c’est ce phénomène qui est responsable de notre résilience en matière de bonheur, aussi bien face aux événements négatifs que positifs. Après un décès, on finit par s’habituer à l’absence. De même, après un événement fort et positif (mariage, nouveau job, déménagement, changement de vie, gagner au loto),  on s’habitue à notre nouvelle situation et celle-ci ne nous procure plus la joie initiale.

"The How of Happiness" fait l’inventaire des activités de la vie de tout les jours qui ont tendance à rendre plus heureux ceux qui les pratiquent. Mais l’enseignement clé, c’est qu’il faut varier: faire chaque jour la même promenade, à la même heure, suivant le même parcours, cela va lui faire perdre de sa saveur. Le remède: varier de temps en temps le parcours, ou l’heure, ou même le lieu. Chercher un équilibre entre une bonne habitude, et donc une certaine dose de routine, et assez de variété pour ne pas s’en lasser.

Ce qui est vrai pour les activités nous rendant heureux l’est à mon avis également dans tout un tas d’autres domaines: variety is the spice of life, comme on dit en anglais.

Et un de ces domaines, c’est la façon dont on s’organise pour travailler. J’en ai fait l’expérience récemment avec la Technique Pomodoro. C’est une excellente méthode, mais je l’ai utilisée exclusivement et à outrance, jusqu’à m’en dégoûter.

Cessons donc de chercher la solution ultime pour s’organiser, et acceptons que nos méthodes vont évoluer avec le temps, et qu’il faut leur garder leur fraîcheur!

Horaire d’été: mes 9-12 avec pomodoro et buddy working

En été, tout ralentit. Les gens sont en vacances, il y a moins de demandes, moins de mandats, moins de conférences et d’événements… et en plus, la motivation fond comme neige au soleil devant le beau temps qui s’installe.

Ma solution, c’est l’horaire 9-12, couplé cette année à la technique pomodoro dont je viens de vous parler. Et pour booster un peu la motivation, j’y ajoute un grain de buddy working.

Le travail est un gaz: il augmente de volume afin de remplir l’espace (-temps) disponible. Pourquoi passer de longues journées interminables au bureau à ne faire pas grand chose, quand on pourrait compresser tout ça sur quelques heures et avoir l’après-midi de libre?

J’ai découvert que je ne faisais pas beaucoup moins en 3 heures de travail bien concentrée qu’en une journée bien diluée. Alors voilà — en été je fais comme ça. Et passer trois heures sur quelque chose, même quand on n’est pas motivé, c’est vivable (surtout si l’après-midi de détente nous attend).

Pour donner un peu de punch à mes matinées, je fais deux choses:

  • je prévois de faire 5 pomodoro durant mes trois heures
  • je travaille souvent en tandem avec mon amie Steph (nous avons les mêmes besoins côté motivation et structuration ces temps): on se concerte sur le contenu de nos pomodoros et on les fait ensemble, chattant un peu à la pause (elle est à Londres et moi à Lausanne)

Comme en plus je me trouve dans la situation peu agréable (pour moi) d’avoir pas mal de dossiers "importants mais pas urgents" sur lesquels je dois avancer, j’utilise un pomodoro de temps en temps pour planifier: je regarde les jours à venir où je serai au bureau, combien de pomodoro sont disponibles, et je décide à l’avance à quoi je les consacrerai.

Il va sans dire qu’il m’arrive aussi des fois de travailler l’après-midi en plus des 9-12 — mais si j’en ai ras-le-bol je ne m’y oblige pas. Par contre, mes 9-12, je m’y accroche!

La technique Pomodoro

Grâce à Delphine, j’ai découvert il y a quelques jours la technique Pomodoro. En quelques mots:

  • une minuterie (pas forcément en forme de tomate)
  • 25 minutes de travail concentré, 5 minutes de pause
  • une grosse pause tous les quatre Pomodoro
  • planifier les tâches de la journée à l’avance
  • une méthodologie pour gérer les interruptions
  • un système de reporting
  • méthode super low-tech (papier/crayon) et très simple

J’ai imprimé le ebook gratuit et l’ai mis à l’eclau pour consultation, mais vous pouvez aussi en lire plus en ligne (en français cette fois…) — essayez et faites-moi part de vos expériences! (J’ai commencé et je suis contente.)