Liste d’attente

Comment va l’eclau? L’eclau va bien! En fait, l’eclau va tellement bien qu’il y a maintenant une liste d’attente de nouveaux membres.

En effet, histoire d’éviter de déséquilibrer complètement la dynamique du lieu, je limite le nombre de nouveaux venus à deux par mois. Premier arrivé, premier inscrit, premier servi. (Et il y a déjà quinze membres ces temps, mine de rien!)

Alors pour le moment, ça va, c’est pas six mois de liste d’attente, mais a priori il faut attendre décembre (ou janvier si je continue à recevoir autant de coups de fil par semaine). Que ça ne vous décourage pas, cependant, cela en vaut la peine!

(La liste d’attente ne s’applique pas aux occasionnels, juste aux membres pleins.)

Important mais pas urgent

Au cours de l’année dernière, j’ai pas mal réfléchi à mettre sur pied à l’eclau des journées “important mais pas urgent” (merci d’ailleurs à Dushan pour les longues discussions que nous avons eues sur le sujet, et qui m’ont aidées à affiner le concept).

L’idée aurait été, une fois tous les deux mois par exemple, de définir un thème “important mais pas urgent”, par exemple: mettre en place son système de backups, repenser et formaliser son business model, faire sa compta en retard, bosser sur sa présence professionnelle en ligne

Et là, je trouve sur le blog de Valérie Demont (diplômée de la première volée de la formation SAWI, en passant!) un petit article où elle explique que la grille urgent/important est à la base de sa façon de s’organiser.

Du coup, j’ai de nouveau envie d’organiser ces journées “IMPU” à l’eclau, sauf que j’ai comme toujours déjà beaucoup de pain sur la planche.

 

“Boucler” — les micro-délais quand on est maître de son temps

Un des effets de bords très intéressants de mon utilisation de la technique pomodoro (voir mes articles de juin et de juillet à ce sujet) c’est que je passe moins de temps à faire certaines choses.

Quand on est maître de son temps, et que comme moi on aime faire les choses bien, on prend le temps de les faire. Tant pis s’il faut passer 2h sur un e-mail. Alors, c’est pas mal, parce qu’on évite de stresser pour finir, mais ça veut aussi dire que des fois on passe plus de temps qu’il n’en faudrait à peaufiner chaque chose que l’on fait.

Bien sûr, il y a les “gros délais”, qui font qu’on se retrouve à travailler des fois le dimanche ou tard dans la soirée (le moins possible, on espère), mais dans l’ensemble, la plupart de mes journées sont assez cool. Et là, je ne suis pas aussi efficace que je pourrais.

Alors mes tomates, elles m’aident, parce que quand j’ai prévu 1P(omodoro) pour écrire un e-mail, et que je vois arriver la fin des 25 minutes (“bon sang! plus que 3 minutes!”) j’avoue que ça m’encourage à donner un coup d’accélérateur pour boucler plutôt que de repartir dans une deuxième tomate.

Du coup, je me retrouve de plus en plus souvent à “faire en sorte” que ma tâche tienne dans le temps imparti. Ça ne marche pas toujours (des fois je découvre que ce n’était pas une mais trois tomates qu’il me fallait), mais régulièrement, j’évite de m’éterniser sur des activités qui se diluent avec le passage du temps.

Pauvre yucca

Le yucca de l’eclau se porte bien mal. Je soupçonne un “simple” manque de soleil (ou du surarrosage?) mais le cas est difficile: il n’y a pas d’autre endroit dans l’eclau où le mettre!

Unhappy Eclau Yucca 1.jpg

Solution? Couper, multiplier, rempoter, déplacer… à moins que ce ne soit pas ça?

Vacances pour casser le rythme

Je rentre d’une semaine de vacances et sur le chemin du retour, je réfléchissais à ce qui rendait les vacances “efficaces”. Un des intérêts du dépaysement et de partir de chez soi pour les vacances, c’est qu’on casse le rythme. (Non, je ne suis clairement pas la première à faire ce constat, mais ça vaut la peine de le rappeler.)

Pour casser le rythme, rien ne vaut des activités inhabituelles. Parce que pour moi, passer la journée sur internet ou à bouquiner (ou même à écrire), c’est une bonne partie de ce qui fait mon travail. Alors que promener le chien avec une amie, passer au motoculteur un lopin de terre, vider une chambre-armoire qui n’est pas la mienne… ça ne ressemble pas à mon quotidien.

Mon activité professionnelle est principalement intellectuelle et relationnelle. Pour mes vacances-récupération, je privilégie donc des activités physiques.

Même hors vacances, voyons à quoi j’aime m’occuper en dehors de mon travail: judo, chant, voile, cuisine, m’occuper de mes plantes…

Les vacances, ça casse aussi le rythme de la journée: heure de lever, rituel de coucher, vérification d’e-mail, cordon ombilical sur Twitter/Facebook. Ça permet de prendre un peu de distance avec sa vie et de regarder les choses autrement.

C’est important, les vacances. Vos dernières, c’était quand?

Horaire d’été: mes 9-12 avec pomodoro et buddy working

En été, tout ralentit. Les gens sont en vacances, il y a moins de demandes, moins de mandats, moins de conférences et d’événements… et en plus, la motivation fond comme neige au soleil devant le beau temps qui s’installe.

Ma solution, c’est l’horaire 9-12, couplé cette année à la technique pomodoro dont je viens de vous parler. Et pour booster un peu la motivation, j’y ajoute un grain de buddy working.

Le travail est un gaz: il augmente de volume afin de remplir l’espace (-temps) disponible. Pourquoi passer de longues journées interminables au bureau à ne faire pas grand chose, quand on pourrait compresser tout ça sur quelques heures et avoir l’après-midi de libre?

J’ai découvert que je ne faisais pas beaucoup moins en 3 heures de travail bien concentrée qu’en une journée bien diluée. Alors voilà — en été je fais comme ça. Et passer trois heures sur quelque chose, même quand on n’est pas motivé, c’est vivable (surtout si l’après-midi de détente nous attend).

Pour donner un peu de punch à mes matinées, je fais deux choses:

  • je prévois de faire 5 pomodoro durant mes trois heures
  • je travaille souvent en tandem avec mon amie Steph (nous avons les mêmes besoins côté motivation et structuration ces temps): on se concerte sur le contenu de nos pomodoros et on les fait ensemble, chattant un peu à la pause (elle est à Londres et moi à Lausanne)

Comme en plus je me trouve dans la situation peu agréable (pour moi) d’avoir pas mal de dossiers “importants mais pas urgents” sur lesquels je dois avancer, j’utilise un pomodoro de temps en temps pour planifier: je regarde les jours à venir où je serai au bureau, combien de pomodoro sont disponibles, et je décide à l’avance à quoi je les consacrerai.

Il va sans dire qu’il m’arrive aussi des fois de travailler l’après-midi en plus des 9-12 — mais si j’en ai ras-le-bol je ne m’y oblige pas. Par contre, mes 9-12, je m’y accroche!

La technique Pomodoro

Grâce à Delphine, j’ai découvert il y a quelques jours la technique Pomodoro. En quelques mots:

  • une minuterie (pas forcément en forme de tomate)
  • 25 minutes de travail concentré, 5 minutes de pause
  • une grosse pause tous les quatre Pomodoro
  • planifier les tâches de la journée à l’avance
  • une méthodologie pour gérer les interruptions
  • un système de reporting
  • méthode super low-tech (papier/crayon) et très simple

J’ai imprimé le ebook gratuit et l’ai mis à l’eclau pour consultation, mais vous pouvez aussi en lire plus en ligne (en français cette fois…) — essayez et faites-moi part de vos expériences! (J’ai commencé et je suis contente.)