Tâches plates ou hiérarchisées

Je joue depuis quelques jours avec Trello, un système d’organisation de tâches très sympa et collaboratif. Ouvrez un compte et essayez: on vous propose de faire des panneaux (= boards) sur lequel vous mettez des cartes avec les tâches à faire. Vous pouvez organiser ces cartes en listes (par défaut "To Do", "Doing", "Done", mais vous pouvez changer tout ça et faire autant de listes que vous voulez).

Chaque carte peut recevoir des commentaires et contenir des listes à cocher (de sous-tâches, par exemple).

C’est là où je coince: élevée à l’école GTD, une tâche est pour moi une "Next Action", atomique (indivisible) et pouvant être effectuée sans prérequis. Depuis belle lurette je suis revenue à utiliser simplement les tâches de Google Calendar. Je préfixe chaque tâche avec l’initiale du projet ou du client pour structurer un peu, mais ça s’arrête là.

Quand on me propose un système hiérarchique je me perds vite dans des tergiversations peu utiles. "Nettoyer la salle de bains", je mets ça sur une carte ou bien dans une liste à cocher à l’intérieur d’une carte "Ménage"?

En fait, quand il s’agit de faire, trop de structure ou de hiérarchie peut nuire à l’action. Si je dois rentrer dans des cartes ou changer de panneau pour savoir ce que j’ai à faire, c’est moins immédiatement efficace que si j’ai simplement une liste toute bête du pain que j’ai sur la planche.

A ce stade, je pense que Trello m’est plus utile comme outil light de gestion de projet (quelque chose que je faisais jusqu’à présent simplement dans un document texte) pour garder une vue d’ensemble de ce qu’il y a à faire et s’assurer que rien ne m’échappe — particulièrement pour les projets collaboratifs. Pour avancer au jour le jour, c’est plus utile pour moi d’avoir une vue restreinte à ce que je dois faire aujourd’hui, et la possibilité de m’organiser dans le temps, ce que me permettent les tâches Google intégrées à mon calendrier.

Si vous avez des expériences à partager autour de Trello, de la gestion de vos projets ou de vos tâches, ça m’intéresse de les entendre!

L’eclau, c’est chouette en été!

C’est Elisabeth qui me disait ça tout à l’heure alors qu’on était dans le petit parc pour manger un muffin au chocolat avec Corinne, qui est ici de passage.

L'eclau en été, c'est vraiment sympa avec toute cette verdure!

C’est vrai que le cadre est super. C’est calme, et c’est tout entouré de verdure. En été, on vit les fenêtres ouvertes (sauf quand il fait trop trop chaud), et on a presque l’impression de travailler au jardin. Quelques photos.

L'eclau en été, c'est vraiment sympa avec toute cette verdure!

L'eclau en été, c'est vraiment sympa avec toute cette verdure!

L'eclau en été, c'est vraiment sympa avec toute cette verdure!

Que vous soyez membre de l’eclau ou non, rappelez-vous que chaque lundi du mois se tient le pique-nique canadien des coworkers. C’est surtout qu’on puisse se retrouver un peu au moins une fois par mois, mais on aime bien rencontrer des nouvelles têtes, donc n’hésitez pas!

Prochain lunch: lundi 1er juillet.

On ne peut pas tout faire

Dans la vie, il faut faire des choix. On le sait, mais parfois on a beau essayer, on continue à vouloir tout faire. C’est mon cas, tout du moins.

Il faut mettre des priorités. Choisir le plus important aux dépens du moins important. Réfléchir à nos objectifs à long terme, et choisir des projets qui collent avec. Oui.

Mais que faire lorsqu’on regarde nos choix possibles, et que tout est "non-négociable"? Quand tout est "top priorité"? Quand on refuse d’accepter de lâcher les choses qu’on sait qu’on devrait raisonnablement laisser tomber?

Pour ma part, je viens de mettre le doigt sur une clé importante pour débloquer ce genre de situation, et je la partage ici au cas où elle servirait également à autrui.

Il faut accepter de faire face aux émotions qui accompagnent l’abandon d’un projet ou d’une activité qu’on décide de ne pas faire. Ça peut être douloureux, suivant à quoi on renonce. Triste. Comme un petit deuil à faire.

Et si on met son énergie, comme j’ai tendance à le faire, dans la recherche de solutions pour ne pas avoir à souffrir cet inconfort ou cette peine, on se condamne à l’impasse.

Des fois, il faut avoir le courage d’avoir mal — dans sa vie professionnelle également.

"Gamification"

On parle pas mal en anglais de "gamification", surtout dans le domaine des services web. Un exemple vaut mieux que mille explications: Foursquare. C’est un réseau social, un outil de géolocalisation, mais c’est aussi presque un jeu, avec des badges à décrocher, des records à battre, etc.

C’est un outil sur lequel on a rajouté une couche ludique.

Demain, je vais "gamifier" ma journée de travail. En effet, j’ai quelques grosses tâches importantes et assez complexes qui me pèsent sur la conscience, que — surprise! — j’ai tendance à repousser de jour en jour.

Je vais donc utiliser la méthode Pomodoro, et découper mon temps en tranche de 30 (enfin, 25) minutes. Mais au lieu de planifier toutes mes "tomates" à l’avance, je vais mettre des petits billets dans une boîte et tirer au sort chaque fois la tâche suivante.

Comme j’ai en fait trop à faire pour la journée, et qu’une des choses qui me paralyse c’est de mettre des priorités, je règle ainsi un partie du problème — et en plus c’est amusant! Du coup je suis plutôt motivée à l’idée de travailler alors que ces temps j’ai plutôt tendance à me traîner, voire à être paralysée et à ne pas avancer du tout.

Si vous avez vos propres "trucs" pour mettre un peu de jeu dans votre quotidien professionnel, racontez-nous ça dans les commentaires!

Quel genre d’espace coworking est l’eclau?

De retour de la conférence Coworking Europe, j’ai la tête qui fourmille d’idées concernant le coworking. C’était extrêmement intéressant pour moi de pouvoir échanger avec d’autres gestionnaires d’espaces. De comparer nos notes. Et aussi, de voir en quoi l’eclau ressemble ou ne ressemble pas à d’autres espaces coworking.

Par exemple, l’eclau est un très petit espace. 100 mètres carrés, une quinzaine de membres réguliers (et on bat des records, là) — c’est "mini" à côté d’espaces qui friment avec des centaines de membres.

Après, il faut voir ce qu’on appelle un "membre". Dans certains espaces, on peut être "membre" en payant une cotisation mensuelle de 20-30 CHF, ce qui nous inscrit sur une mailing-liste, mais ne donne pas accès à l’espace physique. Comparez ça au périple menant à l’inscription à l’eclau (et les six mois d’engagement…) — on n’est pas dans le même "business".

Parlant de business: si environ trois quarts des gestionnaires d’espace coworking sont comme moi, c’est-à-dire qu’ils gagnent leur vie en faisant autre chose, il y en a tout de même un bon quart pour qui l’espace coworking est le gagne-pain. On apprend ça — et plein d’autres choses intéressantes — en consultant les résultats du 2e Global Coworking Survey annuel de Deskmag.

Côté prix, disons-le tout de suite, l’eclau fait figure d’espace extrêmement bon marché pour ce qui est de l’abonnement mensuel. A Paris, on est facilement à passé 300€ par mois (pour une formule "nomade" sans bureau fixe). Allez faire un tour sur Deskwanted pour vous faire une idée des prix. On comprend que certains arrivent à en vivre.

Maintenant, c’est clair qu’au niveau des services, ces espaces "primary business" sont extrêmement actifs niveau animation de la communauté.

Comment se positionne donc l’eclau?

  • un lieu pour travailler et être productif avant tout
  • l’occasion de briser l’isolement du freelance, sans pour autant tomber dans le réseautage effréné
  • prévu pour les indépendants plutôt que les entrepreneurs
  • centré sur des postes mobiles
  • petite communauté
  • pas cher
  • gestionnaire "first wave" (idéaliste-non-commercial)
  • des chats.

Côté animation, l’eclau a vu passer des apéros, des petits déjs, des jelly, et maintenant le lunch mensuel des coworkers (et autres si affinités — les lunchs sont annoncés sur la page Facebook de l’eclau, si jamais). Je crois pouvoir dire qu’on a trouvé un bon équilibre entre "possibilité de bien travailler" et "possibilité de rencontrer des gens sympas/intéressants".

L’eclau est à Coworking Europe

Je suis à Paris ces trois jours pour la conférence internationale Coworking Europe. Premières impressions: conférence relax, bien organisée. Je me réjouis d’avoir cette occasion d’échanger avec plein d’autres personnes branchées coworking.

Vous me trouverez cet après-midi (après 16h) dans la discussion sur les places fixes vs. le hotdesking/free-seating. Un sujet sur lequel j’ai beaucoup réfléchi dans le cadre de l’eclau, et j’ai l’intention de publier un article récapitulatif sur la question après le panel.

Il semblerait qu’on peut suivre l’audio et les commentaires en ligne live (je n’ai pas testé, j’ai le vrai live, moi).