Archives de l’Auteur: Stephanie Booth

Pauvre yucca

Le yucca de l’eclau se porte bien mal. Je soupçonne un “simple” manque de soleil (ou du surarrosage?) mais le cas est difficile: il n’y a pas d’autre endroit dans l’eclau où le mettre!

Unhappy Eclau Yucca 1.jpg

Solution? Couper, multiplier, rempoter, déplacer… à moins que ce ne soit pas ça?

Vacances pour casser le rythme

Je rentre d’une semaine de vacances et sur le chemin du retour, je réfléchissais à ce qui rendait les vacances “efficaces”. Un des intérêts du dépaysement et de partir de chez soi pour les vacances, c’est qu’on casse le rythme. (Non, je ne suis clairement pas la première à faire ce constat, mais ça vaut la peine de le rappeler.)

Pour casser le rythme, rien ne vaut des activités inhabituelles. Parce que pour moi, passer la journée sur internet ou à bouquiner (ou même à écrire), c’est une bonne partie de ce qui fait mon travail. Alors que promener le chien avec une amie, passer au motoculteur un lopin de terre, vider une chambre-armoire qui n’est pas la mienne… ça ne ressemble pas à mon quotidien.

Mon activité professionnelle est principalement intellectuelle et relationnelle. Pour mes vacances-récupération, je privilégie donc des activités physiques.

Même hors vacances, voyons à quoi j’aime m’occuper en dehors de mon travail: judo, chant, voile, cuisine, m’occuper de mes plantes…

Les vacances, ça casse aussi le rythme de la journée: heure de lever, rituel de coucher, vérification d’e-mail, cordon ombilical sur Twitter/Facebook. Ça permet de prendre un peu de distance avec sa vie et de regarder les choses autrement.

C’est important, les vacances. Vos dernières, c’était quand?

Horaire d’été: mes 9-12 avec pomodoro et buddy working

En été, tout ralentit. Les gens sont en vacances, il y a moins de demandes, moins de mandats, moins de conférences et d’événements… et en plus, la motivation fond comme neige au soleil devant le beau temps qui s’installe.

Ma solution, c’est l’horaire 9-12, couplé cette année à la technique pomodoro dont je viens de vous parler. Et pour booster un peu la motivation, j’y ajoute un grain de buddy working.

Le travail est un gaz: il augmente de volume afin de remplir l’espace (-temps) disponible. Pourquoi passer de longues journées interminables au bureau à ne faire pas grand chose, quand on pourrait compresser tout ça sur quelques heures et avoir l’après-midi de libre?

J’ai découvert que je ne faisais pas beaucoup moins en 3 heures de travail bien concentrée qu’en une journée bien diluée. Alors voilà — en été je fais comme ça. Et passer trois heures sur quelque chose, même quand on n’est pas motivé, c’est vivable (surtout si l’après-midi de détente nous attend).

Pour donner un peu de punch à mes matinées, je fais deux choses:

  • je prévois de faire 5 pomodoro durant mes trois heures
  • je travaille souvent en tandem avec mon amie Steph (nous avons les mêmes besoins côté motivation et structuration ces temps): on se concerte sur le contenu de nos pomodoros et on les fait ensemble, chattant un peu à la pause (elle est à Londres et moi à Lausanne)

Comme en plus je me trouve dans la situation peu agréable (pour moi) d’avoir pas mal de dossiers “importants mais pas urgents” sur lesquels je dois avancer, j’utilise un pomodoro de temps en temps pour planifier: je regarde les jours à venir où je serai au bureau, combien de pomodoro sont disponibles, et je décide à l’avance à quoi je les consacrerai.

Il va sans dire qu’il m’arrive aussi des fois de travailler l’après-midi en plus des 9-12 — mais si j’en ai ras-le-bol je ne m’y oblige pas. Par contre, mes 9-12, je m’y accroche!

La technique Pomodoro

Grâce à Delphine, j’ai découvert il y a quelques jours la technique Pomodoro. En quelques mots:

  • une minuterie (pas forcément en forme de tomate)
  • 25 minutes de travail concentré, 5 minutes de pause
  • une grosse pause tous les quatre Pomodoro
  • planifier les tâches de la journée à l’avance
  • une méthodologie pour gérer les interruptions
  • un système de reporting
  • méthode super low-tech (papier/crayon) et très simple

J’ai imprimé le ebook gratuit et l’ai mis à l’eclau pour consultation, mais vous pouvez aussi en lire plus en ligne (en français cette fois…) — essayez et faites-moi part de vos expériences! (J’ai commencé et je suis contente.)

Visiteurs et anciens membres: cogitation à clavier ouvert

Je me permets de partager avec vous quelques réflexions au sujet de la formule “visiteurs” de l’eclau. J’aime beaucoup la formule, elle fonctionne, mais je trouve que le nom prête à confusion. En effet, quand on vient “visiter” l’eclau (pour voir si on veut devenir membre) on n’est pas un “visiteur” — mais en fait on en est un.

Vous voyez le problème? Du coup je cherche un autre nom pour la formule “visiteur”. J’ai pensé à “intermittent” mais je trouve un peu lourd. Quelque chose qui véhicule l’idée de non-régularité (pour mémoire, les “visiteurs” paient 20.- de frais d’inscription et ont ensuite accès à la liste de discussion e-mail de l’eclau, et peuvent venir jusqu’à trois fois par mois — contribution libre — sans pour autant avoir la clé).

Aussi, je me demande si les anciens membres devraient directement bénéficier de ce statut (donc, ils restent sur la mailing-liste et peuvent venir de temps en temps), ou bien s’ils doivent se réinscrire comme visiteurs.

Bref, c’est un peu compliqué dans ma tête. Qu’est-ce que vous pensez, vous?

Compter ses heures, mais pour soi-même

J’ai déjà expliqué longuement pourquoi je ne facture pas à l’heure. Tout d’abord, il y a le côté fastidieux de “noter ses heures”, et d’être du coup moins libre dans sa distraction ou l’alternance des tâches. Mais surtout, le problème réside dans la relation client qu’instaure la facturation à l’heure. Ce qui compte pour le client, c’est ce qu’il va payer — et non pas le temps que vous avez passé à travailler. Le temps, comme indépendant, c’est votre affaire.

Depuis quelques mois, cependant, je pense régulièrement à compter mes heures. Pas pour mes clients, mais pour moi. Je ne suis pas une grande pro de la gestion du temps. Même si j’ai fait des progrès en la matière ces vingt dernières années, j’ai toujours pas mal de peine à évaluer combien de temps va me prendre une tâche. Et je sais qu’un moyen d’améliorer sa gestion du temps c’est de prendre conscience du temps que prennent les choses qu’on fait.

Je l’ai fait, dans le passé, version light:

  • une première fois, lorsque j’étais employée Orange, j’ai commencé à tenir un mini-blog style “journal de bord” de ce que j’accomplissais dans ma journée, parce que j’avais l’impression de stagner dans mon projet; c’est là que j’ai découvert que répondre à un e-mail, eh oui, ça pouvait prendre bien une heure, suivant les cas!
  • une deuxième fois, fin 2009, quand j’ai commencé à essayer de planifier mes semaines, après avoir atteint le stade où j’arrivais assez bien à évaluer ce que j’arrivais réalistement à faire dans une journée.

free time trackingAu début de ce mois, j’ai fait un pas de plus, avec les encouragements de mon amie Suw: j’ai installé un logiciel de “time tracking” très agréable à utiliser, Paymo. Paymo est gratuit. On s’inscrit, on définit des clients et des projets (même des tâches si on veut aller plus loin, mais là, franchement, c’est trop pour moi), et on télécharge le widget pour dashboard OSX.

Paymo Dashboard Widget (OSX)C’est ce widget qui rend vraiment les choses simples: on le fait apparaître avec la touche F12, on sélectionne son projet, on clique sur go, et on bosse. On peut après corriger ou rajouter des segments travaillés, si on a oublié de mettre la machine en route.

Facile et pas prise de tête. Pour ne pas me prendre la tête, justement, j’ai créé deux clients un peu bidon: “moi” et puis “conférences, formation, coaching” — cette dernière catégorie a un sens pour moi car ces clients sont souvent des “one-off” avec lesquels je ne bosse qu’une fois. Inutile de créer une entrée par client, du moment que je n’utilise Paymo que pour mon édification personnelle et pas pour ma facturation. (Oui, Paymo permet de faire un tas d’autre choses à côté de compter le temps, mais je choisis d’ignorer superbement tout ça pour me concentrer sur l’essentiel.)

Le client “moi”, c’est celui qui encaisse les heures non facturables: administration, compta, networking, chat, blogging, et compagnie.

Je me réjouis de voir à quoi je passe mon temps, du coup!

Réseauter n’est pas vendre

Montréal, il y a une dizaine de jours. J’ai le privilège d’aller manger un morceau (chez Magnan!) avec Lise Cardinal, que je connais un petit peu après s’être croisées quelques fois à l’occasion d’une table ronde (ou autre) du côté de chez Rezonance.

Bref, si vous ne la connaissez pas, sachez que Lise est incontournable si on s’intéresse un tant soit peu au réseautage. On a parlé de choses et d’autres, mais aussi bien sûr de nos activités et intérêts respectifs, et Lise a dit à un moment donné quelque chose qui s’est immédiatement imprimé de façon indélébile dans mon cerveau: “pour la plupart des gens, réseauter c’est faire de la vente” (je paraphrase de mémoire, hein, l’impression dans mon cerveau s’est probablement munie d’une couche d’interprétation.

Et vlan! La voilà, la clé pour exprimer ce qui me dérange (à me hérisser le poil) chez certains “réseauteurs”! Réseauter, c’est approcher l’autre dans le but de véritablement créer une relation. “Se faire un ami.” Se demander ce qu’on peut faire pour cette personne, et non pas comment cette personne nous permettra d’atteindre nos objectifs. Donner, et non pas prendre.

On mise sur la relation, avec la confiance que sur le long terme, c’est sur le terrain de toutes nos relations que pourront fleurir des relations d’affaires, du business.

Alors voilà: quand vous cherchez à “faire des contacts”, visez de faire connaissance, d’être tourné plus vers l’autre que sur vous-même. Si vous débarquez cartes de visite à la main en vous demandant à qui vous allez bien pouvoir vendre une assurance ou un mandat, c’est perdu d’avance, et votre présence à l’apéro ou à la soirée sera perçue comme un gros cheveu vendeur-marketeur sur la soupe.

Les mandats qu’il vaut mieux ne pas avoir

Pas toujours facile à accepter: il y a certains mandats sans lesquels on se porte mieux. Surtout quand les temps sont un peu durs (ils le sont toujours un peu) on se voit mal dire non à un client prêt à signer et à payer.

Pourtant, certains mandats sont des cadeaux empoisonnés. Oui, on se retrouve avec 1000, 5000, ou 10000 CHF de plus dans le compte en banque. Mais à quel prix? Etre payé 1000.- pour 10000.- de travail, ça n’en vaut pas la peine — même si on a terriblement besoin des 1000.- en question.

Trop bas payé, il vaut mieux laisser le champ libre afin d’être ouvert à d’autres opportunités. Sinon, on court le risque d’être trop occupé à se faire payer des clopinettes quand arrivera le client prêt à payer 1500.- pour… 1500.- de travail.

Il n’y a pas que la charge de travail effective: combien le mandat va-t-il coûter en stress? En temps de gestion client? Est-ce qu’on va passer ses week-ends à angoisser parce que la relation est tendue?

Alors il faut trier. J’ai des systèmes en place pour m’aider à détecter les clients présentant un risque important, par exemple (j’en parlerai à l’occasion). Avec les années, j’ai appris qu’effectivement, il y avait des mandats qu’il valait mieux perdre (voire refuser!), même quand j’avais besoin de l’argent en question. Version romanesque: mieux vaut libre et sans le sou qu’en servitude pour trois pièces d’argent.

Mais malgré tout, je trouve toujours difficile à mettre en pratique. Et même quand on n’est pas (plus) sur la paille, face à l’abondance d’opportunités à plus forte raison, la question se pose toujours: quels sont mes critères pour prendre ou refuser un nouveau mandat?

Le passage à vide de l’indépendant

J’ai ma petite théorie quant à l’évolution du “business” de la personne qui se met à son compte.

Au départ, toutes les personnes de notre entourage qui auraient besoin de nos services se jettent sur nous. Aussi, c’est frais, c’est excitant, tout le monde autour de nous est au courant qu’on s’est “mis à son compte”, et le travail n’est pas trop dur à trouver — surtout dans le cas de l’indépendant qui a transformé sa passion (pour laquelle il était déjà certainement reconnu dans son entourage) en métier.

Puis vient le moment où ce réseau immédiat est épuisé. Toutes les personnes aisément accessibles qui avaient besoin de nos services y ont eu accès.

Passage à vide.

Dans mon cas, ça a commencé environ un an après mon grand saut dans la vie indépendante, et ça a duré environ 18 mois.

En discutant autour de moi, j’ai l’impression qu’on passe tous un peu par là. Ça passe ou ça casse. Ça passe si le bouche a oreille prend assez de vitesse pour atteindre la vitesse de libération du réseau immédiat (désolée pour l’analogie orbitale).

Vous avez connu ça?

Les annonces de Jelly se succèdent: déjà mars 2011!

Tout le monde sait que le problème avec les blogs c’est qu’il faut y écrire. Ce problème est démultiplié quand on tente de gérer plusieurs blogs. Du coup, hop! Sur le blog de l’eclau, ce sont un peu les annonces de Jelly qui se succèdent. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais je conçois que pour le lecteur cela puisse paraître un peu monotone! (Allez, résolution: un article par semaine sur le blog de l’eclau… qui m’aide?)

Bref, c’est pas tout, mais le Jelly de mars approche: vendredi 18 mars dès 9h, venez travailler à l’eclau!

Si vous n’êtes pas sur Facebook, vous pouvez vous annoncer également dans les commentaires de cet article (ou simplement débarquer — mais si jamais l’eclau se retrouve à pleine capacité, priorité sera donnée aux membres et inscrits).

Pour en savoir plus sur les Jelly de l’eclau — bonne lecture!

Vous n’êtes pas là le 18 mars? Comme vous avez déjà l’agenda dehors, notez la date du Jelly d’avril: ce sera le 15.