Archives d’Auteur: Stephanie Booth

À propos de Stephanie Booth

Blogging since 2000, and still at it. Sailing, skiing, judo-ing. Geek with social skills. Freelance consultant, speaker, trainer, thinker. Social media without the hype.

Faut-il suivre ses passions pour s’épanouir professionnellement?

Contrairement au dogme bien répandu, suivre ses passions n’est pas un gage de succès et d’épanouissement professionnel. Oh, j’ai sûrement dû donner ce mauvais conseil une fois ou l’autre, et je m’en repens. Mais j’ai toujours aussi insisté sur le fait qu’il doit y avoir un marché pour ce qu’on fait.

Dans cette vidéo de 30 minutes, Cal Newport explique d’où vient cette idée reçue que suivre ses passions pour définir sa carrière est une bonne idée — point culminant, le fameux speech de 2005 à Stanford de Steve Jobs. Prenant pour exemple Steve Jobs, justement, qui n’a pas fait pour sa carrière ce qu’il recommande dans ce speech (sinon il aurait sans doute fini instructeur dans un centre de méditation!), Cal propose une autre voie: devenir suffisamment bon à quelque chose qui a de la valeur pour autrui qu’on peut utiliser ces compétences comme levier pour se construire une vie qui tienne compte de ce qui est important pour nous.

Alors certes, il faut avoir de l’intérêt pour cette chose (assez pour persévérer dans sa maîtrise), mais ça n’a pas besoin d’être une passion. Et il peut y avoir plus d’une option viable pour chacun. En fin de compte, ce n’est pas tant la tâche exacte que l’on fera pour gagner sa croûte qui importe, mais ce qu’elle nous permet d’injecter dans notre vie. Et ce qui n’empêche pas, bien au contraire, d’aimer ce qu’on fait.

Cal l’explique bien mieux que moi, regardez cette vidéo (pendant le petit-déjeûner demain si maintenant n’est pas un bon moment.)

Pour en savoir plus sur la recherche de Cal, lisez son livre "So Good They Can’t Ignore You".

 

 

L’eclau en trois minutes (vidéo)

Hier soir a eu lieu un First Rezonance intitulé Génération CO: coworking, cocréation and co. Les espaces coworking de la région étaient invitées à se présenter — j’ai donc fait le déplacement sur Genève pour aller parler de l’eclau quelques minutes.

Un grand grand merci à Bruno Chanel qui a eu la gentillesse de tenir la caméra pour filmer mon intervention.

Reprise des lunches mensuels des coworkers

Après une petite pause hivernale, les pique-niques canadiens mensuels des coworkers de l’eclau reprennent lundi qui vient (3 mars).

Ces repas informels et sympathiques sont surtout fréquentés par les coworkers (présents et passés) mais ils sont ouverts à tous. On partage nourriture et idées, des fois quelqu’un amène un sujet de discussion ou un problème épineux, des fois on parle juste de choses et d’autres.

Pour venir, me contacter ou bien s’inscrire sur facebook.

Les finances de l’indépendant

L’équation des finances de l’indépendant est simple: s’il y a du travail, il y a de l’argent; s’il n’y a pas de travail, il n’y a pas d’argent.

Parfois, il y a trop de travail et pas assez d’argent — ça, c’est un problème de tarification, dont on parlera une autre fois.

Ce qui m’intéresse juste maintenant c’est l’impact qu’a cette équation sur certaines négociations client. En effet, pour le client généralement salarié, le salaire tombe à la fin du mois, qu’il avance ou non sur tel ou tel projet, qu’il soit en vacances, surchargé, ou un peu désoeuvré.

Les discussions sans fin avant la conclusion d’un mandat ou le démarrage d’un projet laissent souvent l’indépendant "dans les limbes". Est-ce que je dois garder du temps pour ce client? Est-ce que je dois dire non à cet autre client potentiel, du coup? Est-ce que ça va se matérialiser?

On fait donc des pronostics, des prévisions. OK, celui-ci a l’air solide, je vais dire à l’autre que je ne pourrai donc pas démarrer avant juin. Ou au contraire: ça traine, je vais donc continuer à prospecter et ne pas trop compter dessus.

A la clé, pour ceux qui vivent un peu au mois par mois: est-ce que ça va aller pour payer le loyer et les charges dans 2 mois?

Souvent sans certitudes, on doit parier. Et du côté du client, on sent bien que l’enjeu n’est pas le même. Ah oui, en fait, ce gros projet qu’on voulait démarrer avec vous le mois prochain, on va repousser de 6 mois, c’est pas grave, hein? Mais non, bien sûr, je vais payer mes factures avec mon temps de libre, voyons. Ou bien: on aimerait que vous bloquiez une semaine de votre temps pour nous dans 2 mois même si votre offre ne nous convient pas. Nous aussi on fait des heures sup’ non payées, vous savez.

Un retour en arrière quand les négociations semblaient avancer solidement, ça revient à tirer le tapis de sous les pieds de l’indépendant, littéralement, et le laisser trop souvent avec rien, un manque à gagner sec.

Certes, on devrait avoir 3 à 6 mois de "tapis" financier pour les coups durs, et facturer assez pour "absorber" toute cette énergie perdue en négociations qui finalement ne mènent nulle part… mais la réalité est que grand nombre d’indépendants sont bien plus fragiles financièrement que ça.

Autre plaie: le travail en amont. Faites-nous donc une proposition détaillée puis on regardera si on peut travailler ensemble. Je sais qu’il y a des personnes qui fonctionnent comme ça, qui passent un temps fou à préparer des pitches et des propositions non payés et qui débouchent souvent sur rien — c’est plus courant dans certains domaines que d’autres. Ou des fois, c’est carrément: ah, commencez déjà le travail, puis on verra…

Entre le client-entreprise et l’indépendant, le rapport de forces est très inégal, et j’ai l’impression que souvent l’entreprise n’en a absolument pas conscience.

A l’eclau, on s’arrête pour la pause de midi

Ce n’est pas une obligation, mais une habitude qui s’est mise en place au fil du temps. Depuis un moment déjà, les coworkers de l’eclau se retrouvent pour un pique-nique canadien une fois par mois à midi. Mais ce n’est pas tout: comme l’eclau semble attirer les amateurs de tupperwares, on y trouve souvent quelqu’un avec qui partager son repas.

Il y a quelques semaines, on a décidé de formaliser ça un poil: si on prévoit de manger à l’espace coworking, on crée dans le calendrier de l’eclau un petit rendez-vous "pause de midi" avec son nom (en fait on écrit "eclunch" ;-)). Les autres présent rajoutent leur nom. Ça permet de savoir un poil à l’avance s’il va y avoir du monde à midi, ce qui est très pratique!

Du coup, à l’eclau, on fait une pause à midi. On me dit souvent qu’une des choses qui caractérise l’eclau, c’est qu’on y travaille bien. Pour ceux qui y restent toute la journée, je suis sûre que la pause de midi n’est pas étrangère à ça.

Je viens de tomber sur cet article qui explique pourquoi c’est important de faire une pause à midi (une habitude qui se perd dans le monde du travail):

  • récupérer psychologiquement: avec une pause à midi, on traite mieux l’information, on a un meilleur self-control, on se concentre mieux
  • améliorer sa santé physique: relaxation, moins de stress, meilleur sommeil
  • diminution de la fatigue: on est plus productifs, simplement!

Travailler non-stop durant sa pause de midi est vraiment une "fausse bonne idée". En tant qu’indépendants, on a souvent la liberté de s’organiser comme c’est le mieux pour nous: s’arrêter une heure à midi peut bien vouloir dire qu’on abattra notre travail de l’après-midi en deux heures au lieu de quatre. Ce serait dommage de passer à côté de ça!

Des fois ça tourne carrément au festin! (Whisky exceptionnel, je précise...)

Des fois ça tourne carrément au festin! (Whisky exceptionnel, je précise…)

L’eclau a 5 ans aujourd’hui

Il y a cinq ans, jour pour jour, je recevais les clés de l’eclau et on abattait le mur séparant les deux "pièces".

Vendredi qui vient, on fêtera dignement ça sous forme d’un mythique apéro dînatoire de l’eclau (les anciens se souviendront).

Je profite pour remercier du fond du coeur tous les membres, ex-membres, et amis de l’eclau qui ont fait partie de cette aventure tout au long des années. Et que les cinq prochaines soient encore meilleures!

Des légumes à l’eclau? Tous les jeudis après-midi!

Depuis ce printemps, je reçois chaque jeudi un panier de légumes (bio et local svp!) de la coopérative Le Jardin Potager. Ça ressemble à ça, par exemple:

Paniers du Jardin Potager 6 Paniers du Jardin Potager 4

Comme un panier c’est un peu beaucoup pour une personne seule (même avec un appétit comme le mien et deux repas par jour à la maison), je distribue à droite et à gauche mon surplus. Voisine, copines, et des fois membres de l’eclau.

En parlant de ces paniers, j’ai réalisé que plein de monde aimait l’idée mais que c’était trop (en quantité ou en régularité) pour beaucoup de personnes. L’idée est née (je ne sais plus exactement comment) de prendre un panier pour l’eclau. Ainsi, chaque jeudi après-midi, les personnes intéressées se servent dans le panier (et mettent quelques sous dans la tirelire, sachant qu’un panier c’est 20.-).

On démarre la semaine prochaine! De mon côté ça n’a pas été très dur d’obtenir un panier en plus. J’ai demandé, et hop. Côté coworkers, j’essaie comme toujours de garder l’infrastructure aussi light que possible. J’irai donc chercher le panier en début d’après-midi chaque jeudi, puis le laisserai à disposition à l’eclau avec un rouleau de sachets en plastique. J’ai proposé qu’on démarre avec un système "premier arrivé, premier servi, discutez si nécessaire et soyez sympas" qui marche déjà assez bien pour la place de parc et la salle de réunion.

Quand on a de la chance, la liste des légumes du panier est à disposition sur le site à l’avance, mais ce n’est pas toujours le cas, donc je posterai une photo sur la page Facebook de l’eclau quand je prends les paniers. Pour les amateurs et intéressés, il y a aussi une page Facebook Le Jardin Potager et un groupe pour coopérateurs (et autres!) pour échanger recettes, photos, et discussions autour des légumes du panier.

Tâches plates ou hiérarchisées

Je joue depuis quelques jours avec Trello, un système d’organisation de tâches très sympa et collaboratif. Ouvrez un compte et essayez: on vous propose de faire des panneaux (= boards) sur lequel vous mettez des cartes avec les tâches à faire. Vous pouvez organiser ces cartes en listes (par défaut "To Do", "Doing", "Done", mais vous pouvez changer tout ça et faire autant de listes que vous voulez).

Chaque carte peut recevoir des commentaires et contenir des listes à cocher (de sous-tâches, par exemple).

C’est là où je coince: élevée à l’école GTD, une tâche est pour moi une "Next Action", atomique (indivisible) et pouvant être effectuée sans prérequis. Depuis belle lurette je suis revenue à utiliser simplement les tâches de Google Calendar. Je préfixe chaque tâche avec l’initiale du projet ou du client pour structurer un peu, mais ça s’arrête là.

Quand on me propose un système hiérarchique je me perds vite dans des tergiversations peu utiles. "Nettoyer la salle de bains", je mets ça sur une carte ou bien dans une liste à cocher à l’intérieur d’une carte "Ménage"?

En fait, quand il s’agit de faire, trop de structure ou de hiérarchie peut nuire à l’action. Si je dois rentrer dans des cartes ou changer de panneau pour savoir ce que j’ai à faire, c’est moins immédiatement efficace que si j’ai simplement une liste toute bête du pain que j’ai sur la planche.

A ce stade, je pense que Trello m’est plus utile comme outil light de gestion de projet (quelque chose que je faisais jusqu’à présent simplement dans un document texte) pour garder une vue d’ensemble de ce qu’il y a à faire et s’assurer que rien ne m’échappe — particulièrement pour les projets collaboratifs. Pour avancer au jour le jour, c’est plus utile pour moi d’avoir une vue restreinte à ce que je dois faire aujourd’hui, et la possibilité de m’organiser dans le temps, ce que me permettent les tâches Google intégrées à mon calendrier.

Si vous avez des expériences à partager autour de Trello, de la gestion de vos projets ou de vos tâches, ça m’intéresse de les entendre!

L’eclau, c’est chouette en été!

C’est Elisabeth qui me disait ça tout à l’heure alors qu’on était dans le petit parc pour manger un muffin au chocolat avec Corinne, qui est ici de passage.

L'eclau en été, c'est vraiment sympa avec toute cette verdure!

C’est vrai que le cadre est super. C’est calme, et c’est tout entouré de verdure. En été, on vit les fenêtres ouvertes (sauf quand il fait trop trop chaud), et on a presque l’impression de travailler au jardin. Quelques photos.

L'eclau en été, c'est vraiment sympa avec toute cette verdure!

L'eclau en été, c'est vraiment sympa avec toute cette verdure!

L'eclau en été, c'est vraiment sympa avec toute cette verdure!

Que vous soyez membre de l’eclau ou non, rappelez-vous que chaque lundi du mois se tient le pique-nique canadien des coworkers. C’est surtout qu’on puisse se retrouver un peu au moins une fois par mois, mais on aime bien rencontrer des nouvelles têtes, donc n’hésitez pas!

Prochain lunch: lundi 1er juillet.

On ne peut pas tout faire

Dans la vie, il faut faire des choix. On le sait, mais parfois on a beau essayer, on continue à vouloir tout faire. C’est mon cas, tout du moins.

Il faut mettre des priorités. Choisir le plus important aux dépens du moins important. Réfléchir à nos objectifs à long terme, et choisir des projets qui collent avec. Oui.

Mais que faire lorsqu’on regarde nos choix possibles, et que tout est "non-négociable"? Quand tout est "top priorité"? Quand on refuse d’accepter de lâcher les choses qu’on sait qu’on devrait raisonnablement laisser tomber?

Pour ma part, je viens de mettre le doigt sur une clé importante pour débloquer ce genre de situation, et je la partage ici au cas où elle servirait également à autrui.

Il faut accepter de faire face aux émotions qui accompagnent l’abandon d’un projet ou d’une activité qu’on décide de ne pas faire. Ça peut être douloureux, suivant à quoi on renonce. Triste. Comme un petit deuil à faire.

Et si on met son énergie, comme j’ai tendance à le faire, dans la recherche de solutions pour ne pas avoir à souffrir cet inconfort ou cette peine, on se condamne à l’impasse.

Des fois, il faut avoir le courage d’avoir mal — dans sa vie professionnelle également.